Mercredi 9 – Ce matin les équipiers sont encore endormis sauf le skipper qui est parti vérifier en footing que les quais de Honfleur se souviennent de son équipée nocturne – la sortie à 3 heures du mat, cubi de rosé à la main pour échanger quelques verres contre de la musique, ne lui vaudra pas – peut-être – que des sourires d’autochtones dormant habituellement à cette heure matinale. Ciel gris ce matin, aurait-on courroucé la météo ou le dieu Neptune himself ? Le vent semble s’être levé lui aussi. Un copieux petit déj avec du pain frais devrait avoir redonné un peu d’énergie à notre équipage – l’emploi du temps n’est peut être pas pertinent, Christa et Cécile lavent le pont un peu constellé de taches de vin… rosé ? … côtes de Blaye ? Blanc des anglais … ça fait de vilaines coulures qui résistent au produit vaisselle – les mouettes en rient encore. Christa en est à son 3° café – Cécile a failli avaler sa brosse à dents (tout en lavant le pont) et Alain toute honte bue a disparu après nous avoir appris qu’une flatulence, en d’autre terme un pet – s’appelait "un vent de derrière délicieux" sur le petit déjeuner après une salace blague du skipper. La navigation nocturne ayant été éprouvante, c’est un peu au radar que nous visitons les 2 petits musées souffle de Pierre cote dans le musée de la marine un petit musée d’Ethnographie dans une maison à pans de bois du 16ème siècle.
Les filles ont attaqué l’apéro à la bière, les mecs jurent sur tous les saints nautiques qu’on ne les y reprendra pas… 3 kilos de moules à ébarber – menu moules au roquefort.
Départ prévu à 14h00.
On s’équipe : bottes, pantalon de voile, ciré.
Cécile part chez les anglais sur une idée de notre capitaine – peut-être vont-ils la prendre en otage ? Départ costaud cirés capelés – 1 ris puis 2 ris dans la GV. Le ris dans le génois enfin à la voile mais méfiance il y a des rafales - à peu près 10 minutes après l’écluse une grosse rafale a couché le bateau, le vent pour l’instant n’est pas méchant vu que c’est l’étale, mais dans une ½ heure ça devrait changer – on va prendre le tapis roulant dans le bon sens - à tribord les énormes grues du port de commerce du Havre, les plus grosse après celles d’Anvers. Avis de BMS vent de force 7 vers 18h00, nous devrions être arrivés aux pontons – mer grise, température douce, Christa à la barre assure. La Marie Salope en vue à bâbord. Christa barre et tricote à la fois, le vocabulaire marin a de ses mystères ! "Avoir la voile du temps" par exemple signifie : avoir un bon réglage de voile, un bon choix, 2 ris dans la GV pour nous. La mer nous pousse et se creuse. Le maître bot ? (bau) (pas certaine de l’orthographe, est le point le plus large du bateau. Force 6 au portant à 15h15, ça commence à bouger – qu’est ce que ce sera après ! Alain à la barre, Denis aux réglages des voiles, Christa aux calculs en bas et Cécile au génois seul et pilote automatique… 4 heures plus tard avec des creux de 3 mètres et un vent force 7/8 au près, fallait se cappeler ligne de vie et partage des tâches pour les virements de bord. Aujourd’hui 9-9-9 St Alain avec rancune… Denis nous prépare un couscous et un gâteau à la banane – 2 copains skippers sont arrivés.
Briefing du soir au vu de la météo, le temps d’aujourd’hui annoncé, le temps à venir. Il faut partir à l’envers de dimanche, donc seule possibilité Ouistreham, sachant que Pegasus – le Havre par vent de force 5-6 de face, il faut 8 heures. Donc prendre l’écluse à 7h00 donc lever à 6h00 – arrivée le Havre 17h00 – Demain encore 6-7 … Courseulles pas très protégé – on oublie. Avant Ouistreham il y a Deauville cof 70 PM+1 ça tient 16h00 dernier carat. Départ 10h00, lever 8h00. A Deauville semaine internationale du cinéma. Qu’est ce qu’on fait vendredi. Demain portant donc … un aperçu pour voir que la nav n’est pas évidente dans le secteur !

- Chez nous
Jeudi 10 sept. – 9h30 – Le départ est prévu pour 10h30. Chacun vaque à ses occupations. Denis, après son jogging matinal (6 km pour plus de précision) a fait un cake au thon qui cuit tranquillement. Cécile fait la vaisselle du susnommé (pas Denis mais le cake au thon). Alain est allé chercher du gaz et Christa fait le plein d’eau. Étrange ce port du Havre, c’est tout béton – le centre ville a été reconstruit par l’architecte Auguste Perret dans les années 50, le défi à relever était inédit : reconstruire en presque totalité un centre ville totalement détruit et ce, avec une pénurie de matériaux et de moyens, "le béton est la pierre que nous fabriquons" dit cet architecte majeur du XXe siècle classique et novateur. Il réussit le pari de s’inspirer à la fois d’une tradition architecturale et d’une forte volonté de modernisation. Il réinvente ainsi sur 133 hectares une cité unique aérée, harmonieuse et résolument innovante (document office du tourisme).
Les matelots commencent à parer Nomade de sa tenue de mer – housse GV pliée – aussières en place – balancine à poste – le capitaine apparaît au bout du ponton le torse luisant de bonnes intentions marines. Les goélands perchés sur la digue accompagnent chaque départ d’un concert discordant et criard (merci Alain et Cécile pour l’adjectif). Salsa entre voiliers de la flotte TML est sur le départ, la drisse de GV claque au soleil ce matin. Les prévisions météo sont conformes à ce que nous avions entendu hier soir – 5-6 ce matin et à faire cet après-midi avec un avis de coup de vent force 7 – 1031 le baromètre. "Oh la vache " commente Alain. J’ai appris hier soir, entre le couscous et le gâteau à la banane, que quand le baro montait comme ça, la mer montait et que donc, pour la nav, il fallait en tenir compte. Jamais entendu dire ça – il y a tant à apprendre !
À terre le marin prépare sa nav à venir, il la pense, la repense, la pause aussi parfois – en mer le marin, non seulement, navigue mais aussi prépare son arrivée à terre. 14h53 PM au Havre – 35 minutes soit 14h18, Denis utilise des logiciels pour tout préparer à l’avance, mais il y a des écarts avec le block. Les calculs astronomiques sont répartis tous les ans. Il y a donc des écarts dans les calculs. Christa passe un temps fou sur la table à carte. Le Duc d’Édimbourg disait que le bateau (à voile ça s’entend) était le moyen le plus lent, le plus humide et le plus cher pour aller d’un point à un autre, j’ajouterai le plus compliqué aussi.
Petit café avant le départ au CRH ou quelque chose comme ça.
On s’équipe grand vent.
J’ai navigué dans des mers plus tranquilles !
Ce simple constat pour parler de la navigation cet après-midi, ce serait trop bref et très réducteur pour une côte nacrée sur un empannage pourtant bien maîtrisé. Nevermid : la mer était belle malgré une force 7 – courant + marée et arrivée en pleine mer à 14h30 comme prévu. Bravo les navigateurs, j’ai même barré un peu au départ avant que ça force… pas mal stressée, la barre à roue impressionnante, je préfère la barre franche, j’ai mis un moment à retrouver mes sensation de lof ou d’abattage (quel vilain mot) abattement ne serait pas approprié, l’abattage fait un peu bucheron, mais j’étais tellement inspirée sur ma barre à roue… 3 heures de traversée – une arrivée pas du tout évidente à Deauville, cap sur le casino à s’amarrer sur le ponton visiteur. La sortie du Havre n’était pas évidente non plus, des porte-conteneurs, des dragues, des ferries en provenance d’Angleterre. Il y a des moments où la croisière Moitessier se transforme en croisière moite-chié quand on est obligé de casser un bon port de près pour éviter un ferry qui lui, ne prend pas le canal quand il faut abattre désespérément pour ne pas faire route de collision avec la Marie salope (alias le bateau qui drague). La navigation dans cette baie de Seine est réellement très complexe ! … mais quelle lumière l’avaient bien compris les peintres impressionnistes tout éblouis et séduits par la beauté des éléments naturels de ce territoire : le ciel, l’eau, la lumière, les nuages, la Seine, la mer. Le courant d’art né dans la seconde moitié du XIX fut un mouvement de peinture révolutionnaire qui présente, non seulement, une rupture esthétique avec l’art officiel de style académique, mais aussi une rupture géographique puisque les peintres impressionnistes sortant de leurs ateliers pour peindre en plein air (source impressions en Seine Maritime OT de Honfleur).
Pas de problème pour l’amarrage, le vent souffle toujours.
Briefing à 18h00 – D’abord le capitaine revient sur la nav du jour… une petite erreur pour Christa quelques degrés… Demain vendredi 11, Christa au crayon et à la gomme, Denis à la calculette.
15h32 – pleine mer au Havre – Cécile à son rêve d’une mousse bien fraîche – Alain à l’attention et aux commentaires sur les mortes eaux – coeff 63-67 – Christa veut comprendre et lance à Denis un "t’es chiant" qui refroidit l’atmosphère.
Après 10 minutes de calculs différents, ils arrivent tous les deux à 15h22 Eureka… 70 et plus, vives eaux 70 et moins mortes eaux.
Donc pleine mer 15h22 – pas beaucoup de flotte – rapport aux mortes eaux. Limite de sécurité 15h22, il n’y aura pas de courant on peut partir une heure avant à 14h30. Décision météo à prendre – force 8 on ne sort pas – nous appellerons le Sémaphore de la Hève. Il ne faut pas se fier à la météo française "grand guignol". Il faut faire confiance à ce que l’on voit : baro stabilisé, cumulus dans le ciel, stabilisation des vents. "Avons grée" ensuite des habits propres pour aller se promener à Deauville – pas question d’y aller avec nos défroques de gueux marins, c’est "chicos" ici, ça sent le parisien vieux et friqué. Cécile et moi rêvions d’un bain de mer et ce, depuis le début de la semaine…en route donc pour la plage de Trouville, plage de sable gris avec des coquillages et beaucoup de vent, une baignade tonique (17°) et délicieuse. Étrange plage un peu désuète avec ses cabines bleues et blanches, ses chaises longues… Jamais vu autant de vieilles peaux… bronzées au m2.
Hypothèse : demain on sort – important l’état de la mer (pire que le vent). Après 15h22 les courants ? 60 minutes de temps universel correspond à 1h12 – Basse mer 22h36 au havre – travail avec la règle cras pour aller à Ouistreham, nous serions au portant – grand large – nav en sécurité. Il faut tenir compte des courants et du vent. L’option Ouistreham serait la meilleure. Calcul avec le compas ensuite soit 5 nœuds de fond – 18h15 dans le chenal – ¾ d’heure dans l’écluse – le chenal 19h00 à Ouistreham à 19 h00 – un peu juste on prend l’heure de départ de sécurité 14h30 – canal de Caen 14 Km = 7 miles - canal maritime qui permet de gagner la ville de Caen – recalcules – 21h00 arrivée dans la ville – tout le samedi pour remonter, dormir à Ouistreham – 3 ponts mobiles – vitesse limitée à 7 nœuds.
Solution : on peut aussi rentrer à Houlgate – impossible coef 45.
Trouville petit port de pêche situé au confluent de la Touques et du ruisseau de Callenville vit, en 1825, ses derniers moments de tranquillité. Un engouement rapide d’artistes (Eugène Boudin, Claude Monet) et d’écrivains (Alexandre Dumas, Marcel Proust, Gustave Flaubert) lui permet d’acquérir sa notoriété actuelle "La reine des plages" (doc OT).
Retour au boat et briefing (voir en gris).
Après hallucinations … Denis avait acheté, entre autre, d’immondes croks violettes (en promotion un maillot de bain pour sa femme… ne sachant pas trop d’ailleurs sa taille. Bref il ramène le maillot taille 40-42 à bord, téléphone à sa femme qui juge qu’un 38-40 aurait été plus avisé). Et voilà qu’il me demande d’essayer le bas (1re fois que je mets un brésilien) et à Cécile d’essayer le haut… et les commentaires qui vont avec "Ma femme en a un peu plus la jauge dans l’œil mais ça devrait aller !" Je n’imaginais pas qu’une croisière Moitessier c’était ça.
État du bord : Denis nous fristouille des spaghettis aux sardines. Cécile et Alain cassent des noix pour l’apéro. Christa elle, envisage de prendre l’apéro dehors – il est 21h00, il fait nuit et froid – "Un vrai King" dira Denis. Il faut quand même conter une de ses blagues :
Un jour qu’il se promenait, il rencontre 1 mec avec 2 valises qui semblaient fort lourdes. Il lui demande ce qu’il y a dedans. Le mec ne dit rien. Il insiste, insiste, alors le mec ouvre la 1re valise. Il y a une énorme bestiole toute dégueulasse. Denis s’étonne et le mec lui dit "C’est une grosse mite" Ah bon… et l’autre valise… "Il y a un génie dedans" dis le mec et il ouvre sur l’insistance de Denis perplexe. Le génie sort de la valise, se frotte les yeux, alors Denis féru en génies lui demande s’il peut réaliser 3 vœux. Le génie grognon et un peu sourdingue lui dit "non, un seul". Va pour un vœu, alors je voudrai 1 million, non 1 milliard dit-il. Alors le génie fait abracadabra, s’enroule, lâche une grosse fumée et oh stupeur ! un BILLARD apparaît devant les yeux médusés de Denis… Celui-ci râle et dit au mec qui avait les valises (voir début de l’histoire) j’avais demandé 1 milliard et regarde ce qu’il ma apporté…alors le mec lui réplique "tu crois que j’avais demandé une grosse MITE !"

- les équipiers.
Vendredi 11 – "Mon idée de paradis terrestre c’est Deauville sous le soleil" disait Marcel ACHART. Harrison FORD arrive en hélico au festival du cinéma… Denis est vénère parce que la météo n’est pas fiable – poste d’infos, la capitainerie ce matin tout était OK pour notre programme… mais Christa, restée à bord, alors que nous arpentions les rues de Deauville, a entendu un avis de BMS.
Deauville donc ce matin. Chicos à n’en plus pouvoir : chocolat chaud à 6€50 en terrasse chez Dupont – excellent au demeurant - quant à mon jus d’abricot c’était, Madame, un nectar d’abricot (7€23 !) Un petit tour aux portes de Deauville avec les maisons type marine et le bateau juste dessous, puis l’hôtel Normandy Barrière avec une star qui arrivait, j’espérais un peu Clint EASTWOOD… non. Puis l’entrée du festival du cinéma américain avec le tapis rouge. Chicos tout ça, du silicone partout dans les vieilles ou non vielles rombières citées plus haut. J’arrête, l’omelette aux tapas arrive c’est sacré… divin, avec une salade à l’échalote, tout ça sur fond de défense du sarkosysme… j’étais au courant certes ! mais j’ai réussi à placer "El pueblo unido jamás será vencido" les copains seront contents ! On s’équipe, on vaisselle et on part.
Enfer et damnation, le cahier a pris la mer, il était sous le hublot de la cabine avant et a récupéré quelques embruns.
Météo pour demain – cross Jobourg. WE → f.7 BMS jusqu’à 21h30 pas de prolongation – nuit vent faiblissant – mer agitée à peu agitée UNE f. 6→7. Samedi WE 5.6 le matin puis 6 à 7. Dimanche WE f. 3→5 – fraîchissant 5→6.
Revenons-en à note nav. Le passage de l’écluse là aussi craignos ! Cécile a failli partir avec l’amarre. 20h00 enfin à Pegasus "notre" place est libre. Notre barbecue est toujours là, Denis a dégotté un bidon pourave (nous l’appellerons pare boite Moitessier) pour seconder nos pare battages bien éprouvés par l’écluse précédente.
Fristouille dans le four une épaule d’agneau accompagnée de son ballet nautique de patates – l’apéro est en route – le gueyrosse accompagnera nos agapes. Merci Peyo jamais château Gueyrosse ne fut autant apprécié après la journée que nous avons passé. Demain devrait être plus calme avec la remontée du canal jusqu’à Caen où se tient un rassemblement de vieux gréements. Fin de soirée avec quelques parties de uno sans avoir réussi à éclaircir le mystère du grand bruit, alors que nous dégustions l’épaule de mouton.
L’équipage en pause sur le pont. Personne n’a l’inspiration pour griffonner quelques mots, Krista avec un K est plongée dans une littérature saine, un libé un peu ancien. Cécile mate l’équipier du Tasmanie qui s’est amarré à côté de nous. Denis, après son footing, s’est aspergé de produit anti-moustique et Alain finit la vaisselle… Un petit café chez Arlette et c’est parti. Attendons que le Pegasus Bridge se lève 10h15. Pas mal d’air encore ce matin les bateaux sont sur le starting-block pour partir.
J’ai rêvé de naviguer sur un canal.
Quelle quiétude, la lune en a oublié de se coucher, derrière nous de vieux gréements aux voiles garance, Nomade se repose 15 nœuds de vent quand même… Il nous pousse et le génois s’amuse (au grand dam d’Alain) à passer de tribord à bâbord puis de bâbord à tribord "usque ad finem"… La piste cyclable parallèle au canal, un bateau de musiciens qui va à la fête à bâbord, des cygnes… des avirons… une parade multicolore… un jeune chevelu (foutu gauchiste sûrement) sur un voilier sans voile au moteur et à la musique à fond passe et repasse, Cécile a fait une touche. Affale le génois à 11h20 – 2° pont en vue – un petit thé, sucré pas sucré c’est selon – 11h30 passage du 2° pont et du Basse- Normandie – profile gauche et portable à l’oreille – envoyé le génois tout de suite après le pont.
La grand-copaise de Caen nous passe devant. Un petit truc blanc avec de faux winchs et un tonton avec son gilet de sauvetage fait de même. Des grues jaunes et bleues, des citernes on approche d’une zone industrialisée et le génois continue à passer et repasser. Alain et Cécile font un peu de "muscu" ce matin sous le regard goguenard des canards.
Passage sous les 33 mètres – on empanne, 1h30 à la voile depuis Pegasus. SNSM en zod prend la tête de l’armada. Christa, musique dans les oreilles, clope au bec arbore fièrement un tee-shirt TML École de croisière (Tee-shirt offert par l’asso vu qu’elle avait oublié d’en prendre).
Beaux voiliers sur le Brel Adriana 60 pieds open route du Rhum – Denis commente il les connaît tous !
À rouler le génois bien serré midi -2, de petits cumulus annonciateurs de temps plus clément – anticyclone – Cécile dit bonjour à tous les mecs seuls qu’on croise. Il faut bien que le corps exulte ! De vieilles grues centenaires, voire hors d’usage, montent la garde à l’entrée de la ville. Des poules d’eau en berge.
Première fois que Denis vient à Caen, Corto Maltese himself a sauté de mon cahier et nous salue sur la berge. Splendide cette arrivée à Caen. 3° pont passé à 12h10. J’arrête il faut se concentrer sur l’arrivée. Difficile de trouver où se poser… et c’est là que commence ma MISSION car je suis responsable du pare bat volant ! Une semaine de responsabilité hautement importante ! 12h25 attaches au quai au fond du bassin – Appel à la capitainerie du port de Caen 7h00,. Le pontonnier ne répond pas. Juste le temps d’aller se faire un petit restau… dur à trouver, surtout qu’on cherché des tripes à la mode de Caen. Denis y tenait, alors que nous, les moussaillons se serions contentés d’une galette saucisse sur le port… mais non, il est chiant ce Denis, un qui a fait tout le tour du port. Mais le plus chiant c’est qu’il a toujours, souvent, la plupart du temps raison. Mon avis, dans cette brasserie Martin les tripes seront bonnes. Le patron n’en avait qu’une, il a été en chercher chez le boucher champion du monde de tripes… authentique. Déjà le cidre est fameux… et les tripes idem !
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